Population

3 847 191 habitants (2008).

Langue officielle

Le français. Le kituba et le lingala sont langues nationales.

Langue parlée

Le français est parlé et écrit par environ 30% des Congolais. En tout, on parle au Congo une quarantaine de langues africaines. Bantoues : le kikongo (36,5%), le lingala (13%), le mboshi (8,5%), les langues téké (18%)… Ou non bantoues, comme les langues pygmées (1,4%). Le kituba (50,3%) est un kikongo simplifié qui sert de langue véhiculaire dans le sud du pays, le lingala étant quant à lui véhiculaire dans le nord et l’est (le français a cette même fonction à l’échelle nationale dans certains domaines de communication).

Peuple

La moitié des Congolais appartient au groupe Kongo, établi dans le sud : Bembé, Dondo, Kugni, Lari, Vili, Yombé… Le groupe Téké (méridional également) représente 18% de la population ; les Mboshi (centre), 11,5%. Viennent ensuite les Ngala (nord et est), les Bwisi (sud-ouest), les Pygmées (nord-est)…

Réligion

La constitution garantit la liberté religieuse. Les chrétiens sont un peu plus de la moitié de la population : 90% de catholiques et 10% de protestants, évangéliques, kimbanguistes. L’autre moitié adhère aux croyances animistes traditionnelles, au messianisme africain, ou n’adhère à rien. Dans les faits, un syncrétisme plus ou moins marqué révèle une certaine porosité des croyances. Les 2% de musulmans sont pour la plupart des immigrés d’Afrique occidentale, du Maghreb, du Liban…

Fête Nationale

15 août : anniversaire de l’indépendance (1960).

Calendrier des Fêtes

1er janvier : jour de l’an. Mars-avril : Pâques (Ascension - 40 jours après Pâques ; Pentecôte - 7e dimanche après Pâques). 1er mai : fête du Travail. 10 juin : commémoration de la Conférence nationale souveraine. 15 août : fête nationale, Assomption. 1er novembre : Toussaint. 28 novembre : fête de la République. 25 décembre : Noël.

Histoire

Les premiers habitants de l’actuelle République du Congo furent les Pygmées. Puis vinrent les Bantous (à partir du XIe siècle), qui créèrent plusieurs états dans le sud du pays (Loango, Kongo, Téké…), le nord demeurant le domaine des petites sociétés autonomes pygmées. Au XVe siècle, les marins portugais établissent les premiers contacts commerciaux avec les habitants du littoral. Diogo Cao (1450-1486) atteint l’embouchure du Congo en 1482. La suite est marquée par la traite transatlantique des esclaves, qui modifie profondément les équilibres traditionnels. En 1880, Pierre Savorgnan de Brazza, mandaté par le gouvernement français, atteint le fleuve Congo. Il propose la protection de la France au makoko de Mbé, roi des Téké. Celui-ci l’accepte et autorise la fondation d’un poste à Nkuna, sur la rive droite du fleuve. Ce poste deviendra Brazzaville. Pour n’être pas en reste d’arguments frappants, le chef Téké de la rive gauche, Ngaliema, signera un accord avec l’explorateur britannique Henry Morton Stanley (1841-1904). Dans le même temps, le lieutenant de vaisseau Cordier explore le Kouilou-Niari, range le royaume de Loango sous le drapeau tricolore et fonde Pointe-Noire (1883). Les missionnaires catholiques arrivent à leur tour (le vicariat apostolique du Congo français est créé en 1886). En 1891, on crée la colonie du Congo français (capitale Libreville), dont l’exploitation (caoutchouc, sucre, bois, ivoire) est confiée à des compagnies concessionnaires. En 1903, amputé du Gabon, le Congo français devient le Moyen-Congo (capitale Pointe-Noire), intégré à l’Afrique équatoriale française (AEF - capitale Brazzaville). Les conditions que les concessionnaires imposent à la population expliquent en bonne partie le développement d’un nationalisme congolais marqué, qui prend des formes religieuses autant que politiques (le prophétisme matswaniste). En 1956, l’Union démocratique de défense des intérêts africains (UDDIA) de Fulbert Youlou remporte les élections municipales du territoire. Les relations sont tendues entre les différentes composantes de la vie politique congolaise. Mais, en 1958, tout le monde vote « oui » au référendum sur la Communauté franco-africaine. L’autonomie du Moyen-Congo s’affirme. Youlou en profite pour prendre la main. La capitale est transférée à Brazzaville. Le climat s’envenime et un clivage ethnico-politique nord-sud se fait jour. L’Assemblée territoriale de 1959 devient nationale et, le 21 novembre, Fulbert Youlou est élu président de la République congolaise. Le 15 août suivant, le pays accède à l’indépendance. En 1963, trois journées insurrectionnelles amènent Alphonse Massamba-Débat (1921-1977) au pouvoir. Il met la nouvelle république, qui devient République du Congo deux ans plus tard, sur la voie du socialisme. Lorsque Marien Ngouabi (1938-1977) remplace manu militari Massamba-Débat (1968) l’option socialiste est réaffirmée : la République populaire du Congo est née. Mais le régime à parti unique - le Parti congolais du travail - ne garantit pas la stabilité politique. Les tentatives de coup d’Etat se succèdent. Ngouabi et Massamba-Débat sont assassinés la même année. Le colonel Denis Sassou-Nguesso (né en 1943) prend le pouvoir en 1979. Douze ans plus tard, alors que le parti est contesté, la Conférence nationale souveraine dote le pays d’une nouvelle constitution et efface « populaire » de son nom. Pascal Lissouba (né en 1931) remporte les élections (1992). La nouvelle direction ne parvient pas à se mettre en place, suivent cinq années de guerre civile et d’affrontements entre milices et armée régulière, au terme desquelles Denis Sassou-Nguesso retrouve le fauteuil présidentiel.

Politique

La République du Congo est régie par la constitution de 2002, qui établit un régime de type présidentiel et garantit en principe le multipartisme et les libertés publiques. Le président de la république, élu pour sept ans, est à la fois chef de l’Etat et du gouvernement. Le parlement, qui partage le pouvoir législatif avec l’exécutif, est à deux chambres : l’Assemblée nationale (à 153 membres élus pour cinq ans) et le Sénat (à 66 membres élus pour six ans).

Célébrité

Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905). Si Brazza était un agent du colonialisme, il l’était par la persuasion et avec un respect inaccoutumé des populations indigènes. C’est ce qui le fit écarter de l’administration du Congo français (pas assez déterminé pour les milieux d’affaires). C’est aussi ce qui en fit une légende républicaine. Fulbert Youlou (1917-1972). Le premier président congolais était un personnage à la fois imprévisible et tenace. Ce fut sans doute sa position à la croisée des chemins africains et européens, son art du syncrétisme politico-religieux, qui lui permit d’incarner la première phase de l’indépendance de son pays. Sony Labou Tansi (1947-1995) fut un écrivain engagé, par la plume, mais aussi par les responsabilités politiques qu’il accepta d’assumer (député de Makélékélé). Critique à l’égard de la dimension (fatalement ?) ubuesque du pouvoir, son œuvre rayonne bien au-delà des frontières congolaises. Jean Serge Essous (1935-2009) était un musicien (saxophone, clarinette, flûte) très respecté au Congo, mais aussi aux Antilles, où, combinant au sein de Ry-Co Jazz la rumba-soukous brazzavilloise et la biguine martiniquaise, il aurait créé le zouk. Serge Ibaka (né en 1989). Les fées du Congo et du basketball se sont penchées sur son berceau : papa basketteur (international congolais RC) et maman basketteuse (internationale congolaise RDC). Serge tape désormais des paniers en NBA (Oklahoma City Thunder).

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l’assurance qu’il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d’usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l’on a été satisfait du service. En règle générale, le mieux est d'aligner votre pourboire sur l'économie locale : les prix d’une bière ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d'estimer son montant. Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Achat

Vannerie, céramique et sculpture (sur bois - ébène, bois de fer…, cuivre, bronze) sont les principales productions de l’artisanat congolais. On peut leur ajouter de beaux tissus imprimés et d’intéressantes pièces de fer forgé.

Cuisine

Le manioc est l’aliment n° 1. On consomme sa racine sous forme de pain (chikwangue) ou de farine maniée (foufou), ses feuilles (saka-saka) font un accompagnement classique des plats de viande. Pour rester dans le domaine végétal, signalons encore l’herbe koko (de préférence avec le poisson), la banane plantain et la patate douce (avec le bœuf ou le porc). Les maboké (singulier liboké) sont des mets - poisson, poulet, porc ou légumes - cuits à l’étouffée dans un emmaillotage de feuilles. C’est une forme de plat national. Le bouillon en est une autre. Bœuf (c’est ce que désigne proprement le mot « viande » au Congo), silure, likouf (Stromateus fiatola), crocodile, boa, on met bien des choses au bouillon. Que l’on accompagne comme il se doit de manioc et de pili-pili, la purée de piment. La restauration de rue est à base de grillades, c’est bon, mais ça peut provoquer de sérieux problèmes gastriques.

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale en bouteille (capsulée). Ou des sodas (appelés jus, « soda » désignant l’eau gazeuse). Ou de la bière, la véritable boisson nationale ; Primus ou Ngok sont à l’honneur de la brasserie congolaise. Il existe plusieurs variétés de vin de palme et une eau de vie de maïs locale.
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