Capitale

Brazzaville.

PIB

En 2010, 2 943 dollars US par habitant (France, 39 460 dollars US par habitant).

Point culminant

Le mont Nabemba, 1 020 mètres (au nord-ouest du pays).

Superficie

341 821 km², ce qui équivaut à peu près à la superficie de l’Allemagne.

Climat

Du nord au sud (sud-ouest) : climat équatorial (plus de 1 700 mm de pluie annuels), subéquatorial (1 600 mm) et tropical (de 1 200 à 1 700 mm). Saison sèche de juin à septembre, plus nettement marquée au sud qu’au nord, où la pluie continue à tomber, mais moins… Maximales moyennes au mois d’août : 28° à Brazzaville et 25° à Pointe-Noire (minimales, respectivement 18° et 19°). Pendant la saison des pluies, grosses averses orageuses dans la journée et le soir. Maximales moyennes au mois de mars : 31° à Brazzaville et 31° à Pointe-Noire (minimales, respectivement 22° et 24°). « Petite saison sèche » en janvier et février, baisse assez sensibles des précipitations et des températures.

Géographie

Installée sur l’équateur, la République du Congo est frontalière du Gabon à l’ouest, du Cameroun au nord-ouest, de la République Centrafricaine au nord-est, de la République démocratique du Congo à l’est et au sud (frontière sur l’Oubangui et le fleuve Congo) et de l’enclave du Cabinda au sud-ouest. 169 km de façade atlantique. L’ouest est marqué par des reliefs : au sud, le massif du Mayombe (autour de 800 m), qui sépare la plaine côtière de l’intérieur, est prolongé par le massif du Chaillu (dans le Niari) ; au nord se trouve la chaîne du Mabemba. Des zones de plateaux et de collines bordent au sud et à l’ouest la vaste Cuvette alluviale drainée par les affluents du fleuve Congo. Deux grands bassins hydrographiques, celui du Kouilou-Niari et celui, surtout, du Congo (4 614 km, un débit qui peut dépasser les 70 000 m3/s et un bassin dont la superficie totale couvre 3 450 000 km²). Le Congo congolais coule sur 700 km, du confluent avec l’Oubangui aux rapides et cataractes en aval de Brazzaville.

Economie

Les piliers de l’économie congolaise sont le pétrole et le bois (acajou, okoumé, limba, sapelli, sipo…). Les services balbutient, l’agriculture est essentiellement vivrière (manioc, riz, blé, canne à sucre, fruits et légumes…), l’industrie alimente des secteurs encore étroits du marché intérieur (cigarettes, ciment, textile…). Le pétrole représente à lui seul 90% des exportations, 2/3 du PIB et 3/4 des recettes budgétaires. Secteur clé, il a permis que le pays, à son échelle et compte tenu des déséquilibres structurels, ne soit pas trop rudement touché par les crises financières internationales : croissance de 9,5% en 2010 (estimée à 6,3% en 2011). La filière bois est en cours de réaménagement. Le pays est engagé dans un projet régional d’exploitation durable des forêts du bassin du Congo. Il a signé avec l’Union Européenne une convention sur le commerce illégal des bois (2009). L’effacement partiel et la restructuration de la dette du Congo dans les années 2000, des efforts d’orthodoxie budgétaire, ont permis un redémarrage. L’éducation, la lutte contre le sida, l’amélioration des infrastructures et des procédures politiques et administratives doivent désormais accompagner le volet financier. Structure du PIB (2009) : agriculture, 6,3% ; pétrole, 67% ; services, 26,7%.

Faune & Flore

La forêt tropicale humide couvre les 2/3 de la superficie du pays (en trois ensembles principaux : Kouilou-Mayombe, Chaillu-Niari et massif Nord-Congo), la savane étant l’autre grande formation végétale, souvent bordée de forêts-galeries (dont la canopée couvre un cours d’eau ou une zone humide). Ces savanes de plateau ne nourrissent plus de grands herbivores et, donc, plus de grands prédateurs (les lions ont disparu au siècle dernier). La faune sylvestre souffre de la déforestation (30 à 40 000 ha annuels) et du braconnage, mais reste très riche. Le bongo, belle antilope de forêt à l’activité nocturne, se trouve encore. Les chimpanzés sont communs mais, chassés comme viande de brousse, leur population décroît ; celle des gorilles semble stabilisée autour de 3 000 individus. Loxodonta cyclotis, l’éléphant de forêt, est plus petit que son cousin de savane. Le crocodile dans l’eau et la panthère dans les branches sont des chasseurs efficaces. Le lamantin, lui, est un herbivore bonasse. Insectes et reptiles abondent. La tortue luth fréquente les plages du Kouilou. Parmi les oiseaux, citons l’Aigrette ardoisée, le Barbican chauve, le Calao à huppe blanche, l’Irrisor à tête blanche, le Jabiru d’Afrique, le Martin-pêcheur azuré, l’Outarde à ventre noir, le Serpentaire du Congo, le Souimanga carmélite, le Tisserin gendarme…
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