Seychelles

A vivre aux Seychelles et nulle part ailleurs

A vivre aux Seychelles et nulle part ailleurs

C'est l'un des paradis sur terre... En 1882, le général anglais Charles Gordon pensait même y avoir découvert le mythique jardin d'Éden ! Sur terre, sur l'eau, sous l'eau ou entre terre et mer, 5 expériences paradisiaques à vivre aux Seychelles et nulle part ailleurs ! 

 

1

Sur terre, tomber nez à nez avec une tortue géante centenaire à Bird island

 La justement nommée Aldabrachelys gigantea est la plus grande tortue du monde. Un mâle peut atteindre 1 mètre 20 m pour un poids de 300 kg, battant à plates coutures les plus beaux spécimen des Galapagos. Elles ont bon pied bon œil, même au quatrième âge : à l'île aux oiseaux, Esmeralda, la tortue de terre en liberté probablement la plus grosse – officiellement 304 kilos ! - et la plus âgée du monde, aurait dépassé 200 ans. Tentez de la trouver au matin, avant les grosses chaleurs, lorsqu'elle se balade dans l'île (plus tard, pas folle, elle prendra le frais à l'ombre d'un arbuste ou dans un bain de boue).

Marcus Vogel


2

Sous l'eau, le lagon de l'atoll d'Aldabra

 C'est l'un des plus grands atolls au monde, et, entre autres merveilles, il a le privilège d'avoir, dit-on, le lagon le mieux conservé au monde. En raison de sa « valeur universelle exceptionnelle », pour reprendre les termes officiel, l'UNESCO a inscrit le lagon sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité. Et on le comprend : les paysages de calcaire finement dessiné par le temps, fantasmagoriques, plantées telles des sculptures de dentelles sur des plages de sable fin ou au dessus d'une eau d'un bleu cristallin, abritent une faune sous marine d'une richesse infinie : tortues, jeunes requins, raies manta, carangues, et parfois même des dugongs. On ne consentira à sortir de l'eau que parce que  sur la terre ferme, et dans les airs, c'est aussi bien :  Aldabra abrite par exemple la plus grande population de tortues terrestres au monde, ou le râle d’Aldabra, la seule espèce survivante d'oiseaux sans ailes de l'océan Indien...

Martin Harvey


3

Au bord de l'eau, l'anse de la source d'argent à la Digue

C'est peut-être la plage la plus photographiée au monde. On la voit dans « Emmanuelle », « Seul au monde », « Crusoé », et un nombre innombrables de publicités, de Lancôme à Baccardi. On comprend pourquoi : c'est l'archétype du paradis ! Une mer transparente et peu profonde, à température idéale,  fréquentée par quelques poissons multicolores, et, çà et là, une tortue de mer ; un sable fin comme farine, doux et clair : quelques cocotiers pour faire de l'ombre, et mettre une touche de vert ; et les gros rochers de granit, dessinés tout en courbes, emblématiques des Seychelles.

Markus Mauthe


4

Dans la forêt, les coco-fesses de la vallée de Mai

C'est justement là que l'explorateur Charles Gordon a cru découvrir le jardin d’Éden. La Vallée de Mai abrite en effet le célèbre cocotier de mer, père des coco-fesses,  sur lequel l'explorateur fervent chrétien a écrit tout un essai : " C'est le prince des palmiers" dit-il en 1881, après l'avoir découvert. "Je pense que c'est l'arbre de la science du Bien et du Mal ". Selon lui, le cocotier de la Vallée de mai était l'arbre de la Connaissance et l'arbre à pain, qui donnait généreusement ses fruits sans que l'on ait besoin de travailler, l'arbre de Vie.
S'il n'est pas l’Éden des Écritures, le jardin de la vallée de mai, inscrite a patrimoine de l'UNESCO, est un lieu unique : la forêt naturelle de palmiers, que l'on découvre telle qu'elle se présentait dans les temps préhistoriques, abrite 6 espèces de palmiers et une faune endémiques, est tout bonnement enchanteresse, avec ses arbres qui pointent vers le ciel, jouant avec le soleil, et, de ci, de là, un papillon, un lézard couleur cannelle, qui viennent mettre du mouvement dans leur écrin de verdure.

 

5

Entre Robinson Crusoé et luxe absolu à Frégate

 Un seul hôtel, qui comprend une poignée de villas, sur cette île dont les plages sont régulièrement élues « plus belles plages du monde ». Mais pas seulement : cette l'île d'un peu plus de 2 kilomètres carrés fut acquise il y a une trentaine d'années par un homme d'affaires allemand, qui voulait partager ce bout de paradis avec ses amis. Il commença par lui rendre l'aspect qu'elle avait avant que l'homme la découvre, et la pervertisse. Exit les rats, les chats, les chiens. Exit les plantes venues d'ailleurs par les pirates ou les colons. Puis vint le moment de la réintroduction des espèces : pie chanteuse, oiseau-lunettes, pigeon bleu, fée des Seychelles, qui se mêlent aux sternes, aux colombes, aux élégantes fré­gates, et 2000 tortues géantes qui se meuvent en liberté sur cette île-confetti du bout du monde.

Fregate Island Private

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