Etats-Unis

5 expériences à vivre en Alaska avant qu’il ne soit trop tard

5 expériences à vivre en Alaska avant qu’il ne soit trop tard

N'en déplaise aux climato-sceptiques, les glaciers fondent, la population de mammifères sauvages décroit à une vitesse folle, et c'est dans les régions extrêmes que cette évolution se fait le plus sentir.

 

1

Tenter d'apercevoir l'ours blanc

Ils sont moitié moins que dans les années 2000. L'animal est emblématique, et est classé en danger depuis une dizaine d'années. En février dernier, un territoire de 500 000 kilomètres lui a été accordé. Est-ce que cela suffira? Les causes de son déclin sont connues, du moins en partie : la fonte de la banquise, qui rend à la fois les conditions de vie plus difficiles pour l'ours polaire, et pour les animaux dont il se nourrit, qui connaissent eux aussi un effondrement de leurs population. Ajoutons-y les conséquences dramatiques de la pollution des eaux, qui parait pourtant si pure ici, lorsqu'on la regarde à l’œil nu, et la chasse qui existe encore : à peine 20 000 ours polaires survivent dans le monde, et un gros tiers d'entre eux se trouvent en Alaska.
Pour plus de chances de réussite, on peut aller voir des ours bruns, comme, par exemple, les grizzlis au parc national de Katmai, impressionnants.

 

2

Admirer 16 glaciers d'un coup

Au Glacier Bay National Park. Les glaciers fondent en Alaska. Par endroits, ils ont totalement disparu, les étendues de glaces qui se jettent dans les fjords ou avancent sur la terre ont fait place à de verdoyantes prairies. Ici, au Glacier Bay National Park, ils ont perdu 100 kilomètres en 250 ans.  le spectacle des géants de glace et de leurs icebergs lâchés dans la mer, qui oublient que le neige est blanche – ils sont bleus, gris, verts - est encore époustouflant. Leur recul, parfois visible, mesurable, augmente l'émotion du voyage, et l'envie d'agir, sans doute.

 

3

Voir les glaces de Prince-William sound

Ici, le glacier a reculé de 16 km en 20 ans seulement. Mais il reste impressionnant, et atteint 70 m de haut. Un immeuble de 25 étages ! Pour le voir de près, deux solutions : prendre un petit avion pour le survoler, se rendre compte de sa surface, ou un bateau, dans une mini-croisière qui permet de s'approcher frontalement. On voit parfois de grands pans de glace qui s'abîment dans l'eau, dans un vacarme impressionnant, qui ne fait nullement peut aux phoques, qui  flottent  tranquille sur leur dos, la queue en l'air, et ont l'air de profiter du spectacle.

 

4

Écouter un gospel en inupiat

En Alaska, la montée des eaux n,'est pas une option du futur. C'est une réalité. Des dizaines de villages en font les frais. A Shishmaref par exemple, un village inuit de 500 habitants  situé dans un environnement sublime, les maisons une par une s'abîment dans la mer. La fonte de la banquise, combinée à la fonte du permafrost condamne la petite île. Un déménagement du village près d'une grande ville s'impose, mais ce sera condamner la culture inupiat, qui a survécu sans doute grâce à l'isolement de l'île.

Famille d'Iñupiat, Alaska, 1929 - par Edward S.Curtis

 

5

Admirer un grand mât totémique

Les sculptures monumentales érigées à l'entrée de certaines maisons du sud de l'Alaska, ce sont plus que des œuvres d'art, ce sont des cartes d'identité, des livres d'histoire, des blasons. Entièrement sculptés de symboles et de figues, ils peuvent mesurer plusieurs dizaines de mètres. Leur composition fragile – généralement une tronc de thuya géant.  Aujourd'hui, quelques artistes d'exception continuent de créer des sculptures "habitées", qui racontent l'histoire des clans – des pièces qui gardent leur secret, dicibles uniquement le jour où on les plante. Seules celles-ci sont de véritables totems.

Automne-Hiver

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