Situation

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente le cas échéant les problèmes environnementaux spécifiques au pays concerné. - Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques. - La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. - Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats. - En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. Saint Barthélémy est une petite île des Antilles d’une superficie de 25 km2 qui se situe à seulement 25 km au sud de l’île de Saint Martin et à environ 230 km au nord-ouest de la Guadeloupe. Depuis les années 60, Saint Barthélémy est une destination touristique très appréciée où les touristes se rendent en nombre chaque année. Le milieu naturel marin a énormément souffert de la hausse de la fréquentation touristique, de l’augmentation du nombre de véhicules circulant sur l’île, des rejets plus importants d’eaux usées ainsi que des mouillages sauvages de bateaux. En parallèle au tourisme, la pêche au gros s’est également intensifiée ce qui a eu des conséquences néfastes sur les ressources naturelles. Suite à ces dégradations constatées sur le milieu naturel du littoral et sous marins, les pouvoirs publics de l’île ont décidé de créer une réserve naturelle afin de le protéger. En 1996, une réserve marine a donc été créée, elle est gérée par l’association GRENAT en collaboration avec la collectivité locale et l’Etat. Son rôle est de protéger les nombreuses espèces qui y vivent. L’association se charge également de l’information et de la sensibilisation auprès de la population locale et des touristes et insiste particulièrement sur l’importance de préserver l’environnement. Un autre problème majeur pour l’île de Saint Barthélémy est l’accès à l’eau potable. En effet, l’île ne possède pas de ressource naturelle en eau potable, à cela vient s’ajouter l’absence de forêt tropicale et de faibles précipitations qui font que l'eau n'est pas assez retenue pour que tous les habitants disposent d’une quantité suffisante d’eau potable. L’eau est soit importée (bouteilles) soit disponibles au robinet grâce à l’usine de désalinisation d’eau de mer construite à Gustavia afin de répondre aux besoins en eaux de la population et des touristes. En ce qui concerne la gestion des déchets, Saint Barthélémy a été la première commune française d’outre-mer à mettre en place la collecte sélective des ordures ménagères. Ces déchets sont ensuite acheminés vers l’incinérateur de la ville de Gustavia qui produit de la vapeur et permet ainsi d’alimenter l’unité de dessalement d'eau de mer. Pour ce qui est du fer et de l’acier ils sont acheminés par bateau vers le Venezuela et le verre et l’aluminium sont recyclés en métropole à Bordeaux, un système efficace mais peu écologique.
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