Situation

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Myanmar. – Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. – La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets. – Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats. – En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc. En 2008, le Myanmar a été touché par le cyclone Nargis, dont les conséquences ont été plus lourdes pour le pays que celles du tsunami de 2004. Cyclone de catégorie 3, Nargis a provoqué le déplacement de dizaines de milliers d´habitants, les privant d´eau potable. Plusieurs organisations, dont la Croix Rouge et l´UNICEF, se sont portées au secours des sinistrés. La préoccupation première a été l´approvisionnement en eau « propre » et le maintien de conditions sanitaires suffisantes pour ne pas favoriser le développement de maladies et le pullulement des parasites. Le delta de l´Irrawaddy, le « bol de riz » du pays, a été dévasté. Selon la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) cette région produisait 65% du riz birman ; le passage du cyclone a détruit 80% des récoltes. Les exportations de riz birman (à destination du Bangladesh et du Sri Lanka, en particulier) ont cessé. Des erreurs de gestion des cultures n’ont rien arrangé : ces dernières années, la junte avait demandé aux agriculteurs de planter en jatropha, une euphorbe permettant de produire du biocarburant, certaines parcelles à riz. Mais ces deux plantes ne poussent pas dans les mêmes conditions ; résultat : 25% seulement des plants de jatropha ont survécu. Echec sur tous les tableaux, pointé par un rapport quelques jours seulement avant le passage de Nargis. L’armée contrôle les importantes ressources naturelles du pays. Parmi celles-ci, 60% de la réserve naturelle de teck du monde. L’exploitation de ce bois provoque une déforestation massive, entrainant érosion, glissements de terrain, épuisement de la terre… Cela sans même évoquer la destruction des écosystèmes dont vivent certaines populations. Les forêts tropicales abritent encore de nombreuses espèces rares et menacées (le tigre du Bengale, l’éléphant d’Asie à l’état sauvage, le petit panda…) ; l’exploitation du teck fragmente leur habitat et les livre à un braconnage incontrôlable. En l’espace de 25 ans, la population de tigres est passée de 2 000 à moins de 150. La zone centrale pillée, on s’attaque désormais, avec la bénédiction des autorités locales, aux Etats shan et karen…

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